La Guerre a poem by Jack Cendres ( WCM, issue # 5)

La Guerre
Pour être je devais faire une guerre
Les batailles ne finissaient pas,
Je devais flottais entre des millions d’autres,
J’étais le veinard,
Celui qui l’a faite
Celui qui s’est accroché
Ce lui qui a accueilli la vie avec un crie aigu
Le combat a continué
Le combat contre l’autre
Le combat pour l’autre n’est qu’un combat pour soi
Le besoin de conquérir l’autre
Le combat pour la survie
Il y a des fois quand déposent les armes
Mon psy les appelait dépression
Seuls les vaincus déposent les armes
Seuls les vaincus votent pour la trêve
La vie est une guerre sans trêve
Quand est-ce qu’avais-je déposé les armes
Le Mort se demande
L’écho lui revient
Cognant avec force contre les murailles de son crâne
Lâche, Lâche, lâche, lâche, lâche, lâche….
Il y a aussi les autres guerres
Les guerres franches,
Les guerres sanglantes,
Les guerres qui défigurent et démembrent
Les guerres mutilantes,
Les guerre cannibales,
Les guerres collectives,
avec ses prétextes légitimes pour annihiler l’autre
Là où on s’allie brièvement avec l’autre contre l’autre autre
Mon père n’a pas fait la guerre mondiale
L’ironie dévastatrice :
Un coin de la terre a déclaré la guerre contre son existence
Alors qu’un autre ne l’a pas trouvé assez digne pour la faire
Une instance ou être juif en Nord Afrique a servi sa cause de survie
Lâche, lâche, lâche, lâche, lâche….
L’écho continue de cogner
Cette fois-ci , un écho implorant et triste
Lâche, lâche, lâche, lâche, lâche….
C’était presque ta voix
Ton grand père a déserté
La guerre pour soi était sa guerre ultime
Sa tribu sa femme et ses enfants servaient sa cause
La guerre qui ne servait pas sa cause l’a réduit à un numéro the trois chiffres : 473
“quate cent soixante teze , »
et « brezen mon cabitain,”
Les seules phrases qu’il a retenues d’une langue et guerre qui n’étaient pas les siennes
Lâche, lâche, lâche, lâche, lâche….
Je t’entends implorante
Pardonne moi ma chère, je ne pouvais faire autrement ;
Je réponds
Mon écho et le tien me reviennent
Chantant en une transe :
Lâche, lâche, lâche, lâche, lâche….
Je me suis rendu compte que j’étais un déserteur

Another poem from the Book Poems By Jack Cendres

The War
To be I had to fight a war
Endless battles,
I had to float among million others;
I was the lucky one:
He who made it,
The one who held on,
The one who embraced life with a vigorous cry;
The combat continued.
The combat against the other;
The combat for the other;
Is a combat against the Other;
The combat for the other is the combat for oneself;
The need to conquer the other;
The combat for survival,
There are times when we put down arms
(My shrink calls them depression )
Only the defeated ones put down arms,
Only the defeated ones opt for intermissions
Life is a war without intermissions,
“When did I surrender?”
The Dead asks.
Bouncing against the walls of the skull, the echo comes back:
Coward, coward, coward, coward, coward, coward, coward, coward…
There are also the other wars,
The Franc wars;
The bleeding wars;
The disfiguring and dismembering wars;
The mutilating wars,
The cannibal wars,
The collective wars
The legitimate excuses to annihilate the other;
when we join the other to fight the other other,
My father did not do the world war
A devastating irony:
Somewhere on this planet, a war was launched against his existence,
while another corner on this planet did not deem him significant enough to fight it;
an instance when being a Jew in North Africa served his cause for survival,
Coward, coward, coward, coward, coward…
The echo continues to hit
This time, an imploring sad echo:
Coward, coward, coward, coward…
It was almost your voice, I heard.
Your grandfather deserted.
The war for oneself was his ultimate war,
His tribe, wife, and children served his cause,
The war that did not serve his cause rendered him to a three-digit-number: 473
“ quat sen soixante teze,”* and “breezan mon cabitan,” *
The only phrases he retained from a language and a war that were not his;
Coward, coward, coward, coward…
I hear you imploring;
“Pardon me dearest, I couldn’t do it otherwise,”
I answer,
My echo and yours chant in a trance:
Coward, coward, coward, coward…
I found out that I was a deserter.

Written and translated by Jamila Ouriour

* 473=quatre cent soixant treze ( Eng. Trs: four hundred seventy three)
* breezan mon cabita= present mon capitaine ( Eng. Trs: Here! my captain)

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